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Tu n'es pas un robot !

Ne répète pas, ne répète pas, ne répète pas...



Aujourd'hui, je souhaite clarifier un aspect essentiel de notre pratique : la perception de la "répétition" dans le mouvement.

 

Il y a une question qui revient souvent : dois-je répéter cette leçon ?

 

Dans la méthode Feldenkrais, la répétition d'un mouvement n'est pas notre objectif.

 

Cela peut sembler contraire à ce que tu as appris dans d'autres disciplines, mais il y a de bonnes raisons à cela.

 

Notre système nerveux apprend mieux lorsqu'il est confronté à quelque chose de nouveau, de surprenant, d'intéressant, voire d'amusant.

 

L'apprentissage est optimisé lorsque nous sommes engagé·e·s et curieux·ses.

 

Quelqu’un pour expliquer ceci à l’Éducation Nationale ?

 

Non, je ne critique pas les profs, "seulement" le système éducatif. Laissez les profs et leurs vacances en paix, la plupart se donnent à fond !

 

Bref, je m’égare… ou pas.

 

Il est crucial de comprendre que, même si un mouvement peut sembler répété, chaque exécution est en réalité unique.

 

L'accent est mis sur la qualité du mouvement plutôt que sur la quantité.

 

Chaque fois que nous effectuons un mouvement, nous le faisons avec une nouvelle perspective, en portant notre attention sur différents aspects de ce mouvement.

 

Cela peut être la manière dont nous respirons, la façon dont différentes parties de notre corps interagissent, ou la fluidité et la facilité avec laquelle nous nous mouvons.

 

En explorant ces nuances, nous ne répétons pas simplement un mouvement ; nous l'expérimentons à nouveau, en apprenant et en découvrant quelque chose de nouveau à chaque fois.

 

Cela permet une compréhension plus profonde de notre propre corps et de nos habitudes de mouvement.

 

Chaque "répétition" est en fait une nouvelle exploration et une opportunité d'apprentissage.

 

En résumé, dans la méthode Feldenkrais, nous répétons les mouvements non pas pour les graver dans notre muscle ou notre mémoire, mais pour développer une meilleure conscience de nous-mêmes et pour apprendre à bouger de manière plus intelligente et harmonieuse.

 

Et j’ai justement lancé les mini-leçons dans ce but précis : je voulais proposer, en dehors des cours hebdomadaires ou pour ceux et celles qui ne peuvent pas y assister ou n’ont pas le temps, une variété d'expériences, permettant de rencontrer de nouveaux défis, d'explorer de nouvelles façons de bouger et de penser.

 

Mais, qu’y a-t-il de "mauvais" dans la répétition ?

 

Je ne dirai pas que c’est mauvais.

 

Il faut juste comprendre que, lorsque nous répétons un mouvement de manière mécanique, nous limitons la découverte et notre capacité à percevoir de nouvelles subtilités dans nos mouvements et notre conscience corporelle, en nous enfermant dans des schémas familiers.

 

Cela peut aussi conduire à une certaine monotonie et empêcher notre système nerveux de tirer des leçons significatives de l'expérience.

 

Bien sûr, si une leçon particulière résonne fortement avec toi, ou si tu ressens le besoin de l'approfondir, tu es libre de la revisiter.

 

Moshe Feldenkrais disait : si tu sais ce que tu fais, tu fais ce que tu veux.

 

Chaque réexécution d'une leçon est une opportunité d'explorer de nouveaux aspects, de jouer avec le mouvement, et de découvrir de nouvelles possibilités.

 

Sois attentif·ve aux nouvelles sensations, aux variations subtiles dans ton mouvement, et aux différentes façons dont tu peux interagir avec la leçon.

 

Je voudrais partager une anecdote sur Moshe Feldenkrais, qui illustre bien cette approche.

 

Feldenkrais avait pour habitude de pratiquer une leçon chaque soir.

 

Le lendemain matin, il revisitait certaines parties de cette leçon, explorant quelques mouvements après une nuit de sommeil.

 

Cette pratique n'est pas un modèle à reproduire exactement, mais plutôt un exemple de la façon dont nous pouvons intégrer la méthode dans notre vie quotidienne.

 

De la même manière, si une leçon ou une petite partie de la leçon te revient en tête et suscite ta curiosité, n'hésite pas à l'explorer à nouveau.

 

Quelques minutes suffissent.

 

Trouve ta propre manière de faire, ce qui te donne envie et te motive.

 

Il ne s'agit pas de devoirs à accomplir, mais plutôt d'une exploration guidée par ton intérêt.

 

Rappelle-toi que notre système nerveux a besoin de motivation et d'engagement pour un apprentissage véritablement significatif.

 

L’apprentissage le plus profond, le plus utile et enrichissant vient de notre capacité à rester curieux·se et ouvert·e, à jouer avec les mouvements, et à trouver de nouvelles façons d'interagir avec les leçons.

 

Joue et amuse-toi !


Laster arte,



P.S., oui, je sais, tu connais d’autres manières de t’amuser…

Pour l’exploration je te conseille quand même d’éviter le vin, au risque de ne pas être capable d’utiliser l’apprentissage qu’en état d’ébriété. Mais rien ne t’empêche de fêter tout nouvel apprentissage avec un verre de vin (après), un bon bain moussant (pas systématique, pense à la planète), un chapitre de cette série qui te rend accro, ou tout autre chose que tu identifies comme étant amusante. Mois je crois que je vais enchaîner les trois, après l’écriture de ce long texte que, je l’espère, t’aura aidé à mieux comprendre ta propre pratique.

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